MON HISTOIRE - MON PROJET


L'HISTOIRE DE MES TOILES


J''ai été imprégnée dans ma petite enfance des plans et dessins légendés, coloriés, estompés d’un père géomètre, effleurée aussi par les dessins à la plume d’un grand père
Mon activité artistique qui fait suite à ma vie de  chercheur universitaire trouve son fondement
- dans le dialogue graphisme et couleur, matières et volumes, puisé dans mes souvenirs d’enfant
- dans le ludique qu’étaient pour moi, collégienne, la géométrie plane et dans l’espace, la ligne, la courbe, le cercle et toute forme qui s’y inscrivait
- dans le travail sur le modèle vivant avec
Frédéric BOUHON,
et
Jean-Claude ATHANE, élève de ZADKINE, incroyable poète du nu,
- dans l’œuvre des maîtres dont je me nourris sans cesse
- dans ma rencontre avec la matière noire et la fibre végétale utilisées sans retenue dans mon œuvres
Les échanges avec Jean-Claude TARDIVO m'ont fait dépasser les mediums traditionnels et oser les sables, les mortiers et autres éléments se répondant et faisant écho au motif
La mise à disposition de matière végétale, fibres de lin, de chanvre, fragments de tiges, poudre de bois par l'équipe d' Arnaud DAY, un de mes anciens doctorants, aujourd'hui responsable du Hall Technologique Fibre Recherche et Développement à la Technopole d' l'Aube en Champagne
La rencontre avec Jérôme TORET, artiste auteur et ancien directeur artistique de Piaget, sa recherche de perfection, son dessin abouti, ses mécanismes imaginaires
une leçon de modestie


MA RÉFLEXION SUR LA MATIÈRE NOIRE


Les noirs de Rothko
Les noirs structure / sculpture de Tapies
Les noirs lumière de Soulages
Les noirs de l’abîme et de la nuit
La matière noire du cosmos

. noirs avec leur propre charge expressive
qui se frôlent, s’entrechoquent, se répondent, s’opposent,
. noirs intenses, dont les énergies se heurtent,
.noirs rougeâtres, bleuâtres, noirs de terre, noirs lumineux,
.noirs infranchissables tel un mur
.noirs qui vous pénètrent, vous subjuguent, vous immobilisent

une
allusion humaine émerge de la matière noire
s’impose sur la toile, s’affranchit de ce magma rugueux, brutal,
forme naissante que le regard caresse, que la main frôle